Evaluation de l’opération d’enrôlement des électeurs par la CENI

L’opération d’enrôlement des électeurs a commencé le 21 janvier et s’est clôturée le 9 février 2010, avec la participation de beaucoup de partenaires électoraux :

– la Commission Electorale Nationale Indépendante et ses démembrements à savoir les membres des Commissions Electorales Provinciales Indépendantes (CEPI), et les membres des Commissions Electorales Communales Indépendantes (CECI) ; comme structure technique d’organisation, de coordination, de supervision et d’encadrement ;
– les agents recenseurs et agents encadreurs comme opérateurs de terrain ;
– la population venue se faire enregistrer ;
– l’administration territoriale de la base au sommet, depuis les chefs de collines, les administrateurs communaux, les Gouverneurs de province, le Ministre de l’intérieur et son cabinet ;
– le gouvernement du Burundi et les différents Ministères impliqués, y compris la sécurité publique ;
– les représentations diplomatiques du Burundi à l’étranger ;
– les mandataires des partis politiques qui ont joué le rôle d’observateurs
– les organisations de la société civile ayant participé à l’éducation civique et la mobilisation des populations ;
– les confessions religieuses comme créneau de mobilisation ;
– les hommes et les femmes de la presse à travers la synergie des médias et les reportages faites sur cette activité ;
– la communauté internationale à travers son appui technique et financier ;
– il y en a d’autres, qui ont contribué de près ou de loin à l’opération d’enrôlement des électeurs.

Aspects positifs:

– Les résultats sont satisfaisants, les chiffres répondent à la logique de la structure de la population burundaise en âge de voter.
– Les communiqués dans les Eglises et les Mosquées, les annonces et communication radiotélévisées ont contribué à la mobilisation des populations pour se faire enrôler.
– Les débuts ont été plutôt timides mais l’introduction de la formule d’attestation d’identification pour l’enrôlement de l’électeur a produit des effets très positifs.
– L’implication de différents acteurs à cet exercice permet d’affirmer que les enjeux électoraux sont de plus en plus bien compris.

Aspects négatifs:

– La désinformation et la rumeur.
– Tentative d’inscription des mineurs, avec la complicité des adultes et certains administratifs à la base.
– Certains agents recenseurs qui n’ont pas voulu suivre les instructions données et qui furent par la suite remplacés.
– Des tentatives de fraudes de double ou triple inscription.
– Des rumeurs d’achats ou de récupération, des attestations d’inscriptions.

Les leçons tirées

– Les élections sont l’affaire de tous ; elles sont une affaire délicate pour la Nation.
– Les élections démocratiques, apaisées, libres et transparentes ont besoin d’un contexte politique, social, diplomatique, sécuritaire, régional et économique favorable.
– Il faut avoir une bonne organisation, s’y prendre à temps, savoir communiquer et s’apprêter à réagir positivement et promptement aux situations inattendues.

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